Après la chute d’un véhicule au niveau du bac de la rivière Nzoro, le jeune notable Justin FATAKI appelle les autorités à accélérer la réhabilitation du pont et à renforcer les mesures de sécurité.
L’incident survenu récemment au niveau du bac de la rivière Nzoro, avec la chute d’un véhicule ayant occasionné une perte à un opérateur économique, relance les inquiétudes autour de la sécurité des usagers sur cet axe.
Face à cette situation, Justin FATAKI, jeune notable du territoire de Faradje, tire la sonnette d’alarme et estime que cet incident doit être considéré comme un avertissement sérieux plutôt que comme un simple fait divers.
Pour lui, la question de fond reste entière : combien de temps faudra-t-il encore attendre avant la réhabilitation définitive du pont de Nzoro ?
Un pont hors service depuis février 2025
Le pont de Nzoro s’est effondré dans la soirée du jeudi 13 février 2025. Depuis lors, le bac constitue un passage essentiel pour les personnes, les véhicules et les marchandises.
Mais cette solution, qui devait normalement être temporaire, est devenue une voie de passage indispensable pendant une longue période.
« Peut-on raisonnablement faire supporter pendant aussi longtemps un trafic important à une solution qui, à l’origine, devait être provisoire ? », s’interroge Justin FATAKI.
Cette situation soulève également des préoccupations concernant la sécurité des usagers et la continuité des activités économiques dans le territoire de Faradje.
La surcharge des véhicules également pointée du doigt.
Dans son intervention, Justin FATAKI met également en avant la question du surchargement des véhicules, qu’il considère comme un facteur supplémentaire de risque.
Selon lui, certains véhicules circuleraient avec des charges qui dépasseraient leur capacité normale, notamment dans le but de réduire le nombre de voyages et d’augmenter la rentabilité des opérations.
Or, rappelle-t-il, un véhicule surchargé peut mettre en danger son conducteur, les autres usagers et les marchandises, tout en exerçant une pression supplémentaire sur des infrastructures déjà fragilisées.
Il appelle ainsi au strict respect des limites de tonnage, tout en estimant que les transporteurs ne peuvent pas être les seuls à supporter les conséquences d’une situation qui relève également de la responsabilité des pouvoirs publics.
« Où en sommes-nous avec la réhabilitation ? »
Pour le jeune notable, plusieurs questions méritent désormais des réponses publiques.
Les travaux de réhabilitation du pont ont-ils effectivement commencé ? Quel est leur niveau d’avancement ? Quel délai est prévu pour leur achèvement ? Quelles difficultés expliquent le retard éventuel ? Et quelles mesures sont prises pour sécuriser le bac en attendant la remise en service du pont ?
Autant de questions auxquelles la population de Faradje est en droit d’obtenir des réponses.
Pour Justin FATAKI, demander des comptes aux autorités compétentes ne constitue pas une démarche conflictuelle, mais plutôt une exigence de transparence et de responsabilité citoyenne.
Éviter de réagir après une éventuelle tragédie
L’inquiétude exprimée porte surtout sur le risque qu’un incident matériel puisse, à l’avenir, se transformer en drame humain.
Aujourd’hui, il s’agit d’un véhicule et d’une perte économique. Mais la question demeure : que se passerait-il si un véhicule transportant plusieurs personnes venait à tomber dans les mêmes circonstances ?
« Il ne faut pas attendre des pertes en vies humaines pour reconnaître que le problème était sérieux », estime-t-il en substance.
Il appelle donc à privilégier la prévention et à prendre les mesures nécessaires avant qu’un accident plus grave ne survienne.
Pour une action concertée
Justin FATAKI propose notamment que les autorités accélèrent la réhabilitation du pont, que les services de contrôle veillent au respect du tonnage et que les responsables du bac renforcent les mesures de sécurité.
Il invite également les opérateurs économiques et les transporteurs à respecter les limites de charge, tandis que les usagers et la société civile sont appelés à rester vigilants et à interpeller les autorités en cas de risques manifestes.
« Nzoro ne doit pas attendre une tragédie humaine pour devenir une priorité », lance-t-il.
L’appel est donc lancé aux autorités compétentes et à tous les acteurs concernés afin que la situation du pont de Nzoro fasse l’objet d’une attention particulière.
Une question demeure : jusqu’à quand les usagers devront-ils continuer à dépendre d’une solution provisoire devenue, avec le temps, presque permanente ?
Rédaction
AigleNews.net