La Société Civile du Congo (SOCICO), coordination du territoire de Faradje, dénonce ce qu’elle considère comme une négligence dans le processus d’identification des éleveurs Mbororo, notamment en raison de la non-association de toutes les composantes de la société civile à cette démarche.
Cette réaction intervient après une réunion stratégique tenue mardi 18 août 2026 dans la ville d’Isiro, consacrée à la question des éleveurs Mbororo, avec la participation d’une délégation venue de Kinshasa. Selon la SOCICO, l’organisation de cette rencontre aurait nécessité une communication plus large afin de permettre aux différentes composantes de la société civile concernées de prendre part aux échanges.
Pour la SOCICO de Faradje, le problème réside notamment dans le déficit de communication autour de cette rencontre. Elle estime qu’une meilleure communication en amont aurait permis d’informer et d’associer les structures de la société civile appelées à contribuer aux réflexions sur cette question sensible.
La SOCICO considère que l’implication de la société civile locale est importante, celle-ci étant en contact direct avec les communautés et les réalités du territoire.
Elle appelle ainsi les autorités compétentes à privilégier une démarche participative et inclusive afin de recueillir les préoccupations de la population et de favoriser la transparence dans la suite du processus d’identification.
Tout en réaffirmant sa disponibilité à accompagner les autorités dans toute initiative visant à préserver la paix et la cohésion sociale, la SOCICO souhaite que les prochaines étapes soient menées avec une meilleure communication et l’implication des différentes parties prenantes. Le vice-coordinateur de la SOCICO, M. Elonga Madrakele, insiste sur la nécessité d’associer la société civile locale aux prochaines réunions et consultations relatives à la question des éleveurs Mbororo dans le territoire de Faradje.
Rédaction