novembre 2, 2026

Les activités économiques sont restées paralysées ce vendredi 11 septembre 2026 au centre de Makoro, dans le territoire de Faradje, province du Haut-Uélé, à la suite d’un conflit de limites opposant la chefferie des Logo-Doka à celle de Dhongo.
Cette situation suscite des inquiétudes au sein de la population locale, alors que les tensions semblent prendre une nouvelle ampleur sur le terrain.


Selon les informations recueillies par AigleNews.net, ce conflit de limites remonte à plusieurs années. La situation s’est de nouveau tendue le mercredi 9 septembre 2026, lorsque des groupes d’hommes se réclamant de la chefferie de Dhongo sont arrivés au marché de Makoro pour tenir un meeting. Ils auraient demandé à la population de ne plus payer les taxes aux taxateurs de Doka, estimant que la terre concernée leur appartient désormais et que les taxes devraient être perçues par leur chefferie.


Cette prise de position aurait provoqué une vive inquiétude dans le milieu.
Aussitôt informé de la situation, le chef de groupement Makoro est descendu sur le terrain afin de s’enquérir des faits et a sollicité l’intervention de la Police nationale congolaise. Malgré cette démarche, une scène similaire aurait été observée ce vendredi à Lanza, où des groupes de jeunes sembleraient se préparer à se rendre vers la zone de Makoro.

Du côté de Makoro-centre, des jeunes de la chefferie des Logo-Doka seraient également en train de se mobiliser, faisant craindre une éventuelle confrontation entre les deux communautés si aucune mesure urgente n’est prise.
Face à cette évolution, le député provincial élu du territoire de Faradje, Patrick Andama Miteni, appelle à une intervention urgente des autorités provinciales et nationales afin de prévenir toute détérioration de la situation.


« Très urgemment, j’appelle le gouvernement provincial et national à prendre cette situation au sérieux, car ce conflit entre les chefferies de Logo-Doka et Dhongo prend une autre allure. Je pense que ce conflit date depuis longtemps et que les autorités sont bien informées, mais rien n’a été fait, et voilà que le problème se dégénère. Pour le moment, les autorités doivent prendre toutes les dispositions nécessaires afin de limiter les dégâts et régler cette situation une fois pour toutes. À la population de ne pas céder à la manipulation et d’éviter les antivaleurs, d’autant plus que nous sommes tous filles et fils du même territoire », a-t-il déclaré.


Il sied de noter que, jusqu’à présent, aucun cas de décès humain ni aucun dégât matériel n’a été enregistré en lien avec cette situation, selon les informations disponibles. Toutefois, la paralysie des activités économiques et les signes de mobilisation des jeunes dans les deux camps renforcent les inquiétudes. Du côté des autorités, aucune communication officielle n’a encore été rendue publique concernant cette situation. Une intervention rapide des autorités compétentes est ainsi attendue afin de prévenir toute escalade, préserver la paix entre les communautés et favoriser un règlement durable de ce conflit de limites.

Rédaction

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