novembre 2, 2026

Le chef de la chefferie des Logo-Doka, sa majesté Mawa Agumani Yabez, a lancé, ce jeudi 22 octobre 2026, un appel au calme à l’endroit des jeunes du groupement Ambarau, dans le territoire de Faradje, province du Haut-Uélé. Cet appel intervient après l’expiration du délai de 48 heures accordé à la société Kibali Gold Mine pour répondre à leurs revendications liées aux conséquences d’un accident impliquant l’un de ses véhicules dans la rivière Tanzi.


À la suite de l’expiration de ce moratoire, les jeunes d’Ambarau envisagent de mettre à exécution leur menace de barricader les véhicules de la société minière. Cette situation perturbe déjà les activités dans plusieurs centres, notamment Abinva, Makoro et Bovi, où des perturbations sont signalées.


Les jeunes du groupement Ambarau condamnent ce qu’ils considèrent comme un manque de collaboration de la part de Kibali Gold Mine, ainsi que l’absence de volonté manifeste de répondre aux désidératas de la communauté face aux conséquences de cet incident. Selon eux, cette situation les a poussés à adresser, le 15 octobre 2026, une lettre à la société minière, assortie d’un moratoire de 48 heures, afin d’obtenir des réponses concrètes à leurs préoccupations.


Pour rappel, l’accident en question serait survenu le 29 septembre 2026 dans la rivière Tanzi et aurait impliqué un véhicule de la société Kibali Gold Mine transportant de l’acide toxique. Selon les informations rapportées, cet incident aurait entraîné la pollution des eaux, la mortalité des poissons ainsi que d’autres dégâts affectant les populations riveraines. Les jeunes attendent de l’entreprise des explications et des mesures appropriées face aux conséquences qu’ils dénoncent.


Face à cette situation, sa majesté Mawa Agumani Yabez place sa confiance dans le gouvernement provincial du Haut-Uélé, le Comité local de sécurité du territoire de Faradje, les organisations de la société civile ainsi que la Dynamique pour la défense de la chefferie des Logo-Doka. Il compte sur l’implication de ces différentes instances pour favoriser le dialogue, apaiser les tensions et contribuer à la recherche d’une solution durable aux revendications des jeunes du groupement Ambarau.


Le chef coutumier appelle ainsi les jeunes à privilégier le calme et à faire confiance je aux démarches susceptibles d’être entreprises par les autorités et les structures concernées, afin de parvenir à un dénouement pacifique de cette situation. L’évolution de ce différend dépendra notamment de la capacité des parties concernées à renouer le dialogue et à trouver des réponses aux préoccupations exprimées par la communauté.

Rédaction

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