La circulation routière a été paralysée ce mardi 30 septembre 2026 au chef-lieu du territoire de Watsa, précisément à Mangoro, dans la province du Haut-Uélé. Dès les premières heures de la matinée, des jeunes vigilants ont barricadé la Route Nationale numéro 26 (RN26) pour exprimer leur ras-le-bol face aux tracasseries militaires.
Selon des sources locales concordantes, les manifestants dénoncent la multiplication de barrières illégales érigées par certains éléments des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) sur les routes de désertes agricoles du territoire. Ces postes de contrôle non officiels seraient devenus de véritables lieux d’extorsion à l’encontre des usagers.
D’après un habitant contacté sous couvert d’anonymat, des usagers empruntant ces tronçons, pour de travaux champêtres ont été victimes d’extorsion d’argent et de biens, la journée du mardi 29 septembre 2026. Une situation qui a exaspéré la population jeune qui a décidé de passer à l’action pour se faire entendre.
Face à l’ampleur de la mobilisation et à la paralysie du trafic, les autorités politico-administratives et sécuritaires du territoire sont descendues sur le lieu de la barricade pour tenter de calmer les manifestants. Elles ont rassuré les jeunes vigilants quant à la prise en compte de leurs revendications et promis de diligenter des enquêtes sur ces barrières décriées.
Après quelques heures de tension et de négociations, la circulation a été timidement rétablie sur la RN26. Toutefois, déterminés à aller jusqu’au bout, les jeunes vigilants affirment poursuivre leur opération de démantèlement des barrières illégales sur les routes de désertes agricoles en direction des localités de Matoko , Gbaramota et autres .
Pour l’heure, un calme précaire est observé au centre de Watsa, mais la situation reste volatile et à suivre de près dans les prochaines heures.
Rédaction AigleNews