Le Comité provincial de sécurité de la province du Haut-Uélé a annoncé l’instauration d’un couvre-feu dans la ville d’Isiro et ses environs. L’annonce est contenue dans un communiqué Selon un Communiqué signé ce mardi 18 août 2026 par le Ministre provincial Alexis Ambambela Sondoko, la mesure entre en vigueur dès sa signature et sera applicable de 22h00 à 5h00 du matin.
La mesure intervient dans un contexte marqué par la recrudescence des actes de banditisme et de criminalité dans le chef-lieu de la province. Le communiqué cite spécifiquement les cas de vols à main armée constatés ces derniers jours à Isiro et dans ses périphéries.
Face à cette insécurité grandissante, les autorités provinciales ont jugé nécessaire de prendre des dispositions urgentes pour rétablir l’ordre public et sécuriser les habitants.
À travers ce communiqué émanant du Ministère provincial de l’intérieur, sécurité, ordre public, décentralisation, coopération interprovinciale, justice et droits humains, le Comité provincial de sécurité appelle la population au calme. Les autorités insistent sur le respect strict des horaires imposés par le couvre-feu. Toute personne surprise en circulation en dehors de la tranche 22h00 – 5h00 s’expose donc aux sanctions prévues par les services de sécurité déployés sur le terrain.
Au-delà du respect des heures, le communiqué lance également un appel à la collaboration citoyenne. Le Comité provincial de sécurité invite la population à dénoncer tout cas suspect afin de permettre aux forces de l’ordre de mener à bien leur mission. Cette approche vise à associer les habitants à la lutte contre l’insécurité et à renforcer l’efficacité des opérations de bouclage et de patrouille.
Ce communiqué note en outre que la situation sera suivie de près dans les prochains jours. Pour l’instant, le couvre-feu constitue la principale réponse des autorités provinciales pour endiguer la criminalité à Isiro. Le Ministère Provincial rappelle que la sécurité reste une priorité et que d’autres mesures pourraient être prises en fonction de l’évolution de la situation sur le terrain.
Victorine Bavunguwe, à Isiro