Dans la cité minière de Durba, en territoire de Watsa , province Haut-Uélé, une affaire de viol présumé sur une mineure de 12 ans suscite l’indignation. Des informations recueillies auprès de la famille, la victime, identifiée comme Jesmie , aurait été agressée à deux reprises par un homme présenté comme Israël Lokonda, qui entretenait des liens familiaux avec les enfants. La famille demande désormais que la justice se saisisse rapidement de cette affaire.
Les faits auraient été révélés pendant les vacances, alors que la jeune fille séjournait chez sa tante maternelle à Mahagi, dans la province de l’Ituri. Constatant que l’enfant souffrait, sa tante l’a conduite dans une structure sanitaire pour des examens médicaux. Selon les informations communiquées à la famille, les résultats auraient fait état de violences sexuelles ainsi que d’infections sexuellement transmissibles. Interrogée par sa tante, la mineure aurait alors raconté ce qu’elle aurait subi.
D’après le témoignage rapporté par la famille, la victime affirme avoir été agressée à deux reprises et dit avoir été menacée avec un couteau pour l’empêcher de parler.
« J’ai été violée deux fois par papa. Il venait à la maison et me menaçait avec des couteaux en disant que, si je refusais, il allait me tuer. Je ne pouvais pas dire à quelqu’un ce qui s’était passé », aurait déclaré la jeune fille à sa tante.
Contactée par la rédaction, Julienne, mère de la victime, a confirmé que le suspect se rendait de temps en temps à son domicile pour rendre visite aux enfants et récupérer certains de ses effets personnels, après la rupture de leur relation. Selon elle, face à ses nombreuses visites et à certains soupçons, elle lui avait finalement interdit de venir au domicile familial. La mère affirme également avoir signalé la situation auprès du lieu où le concerné travaille, afin que des mesures soient prises pour l’empêcher de poursuivre ses visites.
Face à la gravité des faits dénoncés, la famille de la victime réclame l’arrestation et la traduction en justice du présumé auteur, tout en rappelant que celui-ci doit bénéficier de la présomption d’innocence jusqu’à l’établissement des faits par la justice. La famille affirme avoir saisi le parquet près le tribunal de Watsa afin qu’une enquête soit menée et que toute personne reconnue responsable réponde de ses actes conformément à la loi.
Rédaction