La population du village Banvokutu situé près du pont Ituri sur le tronçon Komanda–Mambasa à environ 7 kilomètres du centre commercial de Komanda fait face à un défi majeur lié à la pénurie d’eau potable depuis environ deux semaines.
Lors d’une interview exclusive accordée à notre reporter mardi 28 juillet 2026 lors d’une descente sur terrain, Mutarote Angali Mitterrand, le chef du village de la place a dénoncé le calvaire que traverse sa population, il lance un appel vibrant aux autorités locales ainsi qu’à toutes les personnes de bonne volonté pour venir en aide à cette communauté en détresse.
Le chef du village Bavonkutu, situé dans une zone stratégique reliant Komanda à Mambasa, décrit une situation alarmante.
« Nos sources d’eau se tarissent, les puits s’assèchent, et les maladies liées à la consommation d’eau non potable se multiplient», a-t-il expliqué tout en soulignant que les habitants, contraints de parcourir des kilomètres pour trouver de l’eau, sont exposés à des risques sanitaires accrus, notamment le choléra et la dysenterie.
Face à l’urgence, Mutarote Angali Mitterrand a interpellé directement les autorités provinciales et nationales, ainsi que les organisations humanitaires et les citoyens solidaires.
«Nous avons besoin de citernes, de forages modernes, et de solutions durables pour garantir un accès à l’eau potable à notre population », a-t-il plaidé en soulignant l’urgence de renforcer les infrastructures existantes.
Bien que des initiatives locales aient été mises en place, leur portée reste limitée face à l’ampleur de la crise. Les autorités sont appelées à accélérer les projets d’adduction d’eau et à mobiliser des ressources supplémentaires. La situation dans le village Bavonkutu et ses environs illustre une fois de plus les défis persistants auxquels fait face la province de l’Ituri.
Ainsi, tandis que les autorités sont interpellées pour agir sans délai, l’appel du chef du village résonne comme un rappel urgent : l’accès à l’eau potable n’est pas un luxe, mais un droit fondamental. En attendant des mesures concrètes, la solidarité des bonnes volontés pourrait bien faire la différence entre la survie et la tragédie pour des milliers de familles.
Dieumerci Basimaki depuis Komanda