novembre 2, 2026

La semaine dernière, l’ONGD ASSADU, Association des Agronomes et des Agriculteurs pour le Développement de l’Uélé, a intensifié une vaste campagne de formation des jeunes sur la gestion des immondices à l’ITPI et à Isiro-Moke. Basée en Commune Mambaya, l’organisation veut passer des discours aux actes concrets pour un Haut-Uélé plus sain.


Selon le Pasteur Willy Atibono, coordonnateur provincial de l’ASSADU, installé récemment à la tête de la structure, cette formation ne vise pas seulement à ramasser les ordures.


« Nous voulons professionnaliser la gestion des déchets. Transformer ce que d’autres appellent saleté en source d’engrais. C’est une formation métier qui donne des compétences réelles, a-t-il expliqué.


Contacté par AigleNews.net les bénéficiaires apprennent un vrai métier sur comment valoriser les déchets organiques en engrais pour les champs, comment sensibiliser les ménages. Ce n’est pas du bénévolat. C’est une qualification professionnelle. Après la formation, les bénéficiaires ont salué la bravoure du coordonnateur pour cette initiative salutaire.


Consciente de l’ampleur du défi, l’ASSADU lance un appel vibrant à la jeunesse de toute la ville d’Isiro et de l’ensemble de la province
« Venez nombreux. La formation porte sur plusieurs domaines multisectoriels :

agriculture urbaine, élevage, transformation agroalimentaire, assainissement et entrepreneuriat. La rue ne doit plus être une école. La compétence et le métier doivent être votre arme pour bâtir l’avenir du Haut-Uélé », a lancé le Pasteur Atibono.


Pour pérenniser cette dynamique, l’ONGD sollicite l’appui du gouvernement provincial. Elle plaide pour un soutien matériel et financier afin d’équiper les centres de formation et d’accompagner les jeunes dans le lancement de leurs projets.


« Avec le soutien des autorités, nous pouvons faire d’Isiro une ville modèle en matière d’hygiène et d’emploi des jeunes », a conclu le coordonnateur provincial de l’ASSADU.


Avec ces jeunes désormais outillés, Isiro pourrait bientôt voire naître des micro-entreprises de collecte et de valorisation des déchets. Un premier pas concret vers une ville plus propre, plus verte et surtout plus d’emplois pour la jeunesse du Haut-uélé.


Jérémie Gérôme

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