Les prestataires du Centre de Traitement Ebola (CTE) de Mongwalu, situé à environ 80 kilomètres de Bunia, ont lancé un ultimatum de 24 heures au ministère de la Santé et à Médecins Sans Frontières (MSF) afin d’obtenir le paiement de trois mois d’arriérés de primes.
Les concernés affirment que, malgré leur engagement dans la riposte contre Ebola, leurs rémunérations n’ont pas été versées depuis trois mois. Ils dénoncent également ce qu’ils qualifient de discrimination dans la gestion des primes, estimant que tous les agents ne sont pas traités de manière équitable.
Pour faire entendre leurs revendications, les prestataires ont organisé une manifestation qu’ils présentent comme pacifique. Cependant, dans un mémorandum adressé aux autorités, l’équipe de la riposte de la zone de santé de Mungwalu affirme que des éléments de la Police nationale congolaise auraient tiré des coups de feu au cours de cette manifestation.
Les signataires du mémorandum condamnent ce qu’ils considèrent comme un usage disproportionné de la force contre des agents qui réclamaient le paiement de leurs droits. Ils demandent aux autorités compétentes d’établir les responsabilités et de prendre les mesures nécessaires afin d’éviter que de tels incidents ne se reproduisent.
Les prestataires préviennent que si aucune réponse satisfaisante n’est apportée dans les 24 heures, ils se réservent le droit d’entreprendre d’autres actions pour faire aboutir leurs revendications.
Au moment de la publication de cet article, ni le ministère de la Santé ni Médecins Sans Frontières (MSF) ne s’étaient encore exprimés sur ces accusations. Leur version des faits est attendue afin de permettre une compréhension complète de la situation.
Dieumerci WOTUTUK