novembre 4, 2026

Le territoire d’Aru fait face à la menace persistante de la fièvre hémorragique à virus Ebola, le politologue Emmanuel Amabe Alio appelle les députés nationaux et provinciaux élus de cette entité à s’impliquer davantage dans la riposte. Il estime que les discours de sensibilisation, à eux seuls, ne suffisent plus face à l’ampleur de la crise sanitaire.


Selon lui, la lutte contre Ebola exige un accompagnement pragmatique des populations, fondé sur des initiatives concrètes et un engagement réel des représentants du peuple. Il rappelle que cette épidémie constitue une menace majeure pour la santé publique et que chaque acteur institutionnel est tenu d’assumer pleinement ses responsabilités afin de protéger les communautés et de renforcer l’efficacité des interventions.


Le politologue attire également l’attention sur la gestion des ressources mobilisées pour la riposte. En vertu de leur mission constitutionnelle de contrôle parlementaire, il invite les élus d’Aru à mener une enquête approfondie sur l’utilisation des fonds alloués à la lutte contre Ebola.


Une telle démarche, soutient-il, permettrait de garantir la transparence, la traçabilité des financements et une gouvernance responsable.
Emmanuel Amabe Alio plaide en outre pour une synergie d’actions entre les élus, les autorités sanitaires, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations communautaires.


Pour lui, seule une collaboration sincère, axée sur la redevabilité et l’intérêt général, permettra de mettre fin à cette épidémie et de restaurer la confiance des populations envers les institutions.


« Il est temps de dépasser les simples déclarations appelant la population à la vigilance », insiste-t-il.


À ses yeux, les habitants d’Aru attendent désormais des actes concrets, des descentes sur le terrain, un suivi rigoureux des moyens engagés et des solutions durables.
Pour le politologue, la lutte contre Ebola ne se gagnera pas uniquement par les mots, mais surtout par des actions visibles et responsables des dirigeants.


Emmanuel FALA RANGUZA

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