À Mahagi, une entité coutumière située au nord-est de la ville de Bunia chef-lieu de la province de l’Ituri , la coordination de la société civile a lancé une action contre la Police de la circulation routière (PCR) en procédant au démentélément de deux postes de contrôle.
Selon les forces vives, cette initiative intervient après une série de plaintes liées à la tracasserie routière, et vise à exiger le départ du commandant (PCR) en poste dans la zone concernée.
L’action s’est déroulée publiquement, au niveau de points jugés stratégiques du territoire. Les manifestants ont notamment emporté puis reconduit certains éléments des postes de contrôle, dont des barrières et des cônes de signalisation. Ces objets ont ensuite été déposés devant le bureau de l’administrateur du territoire, afin de marquer leur désaccord et de rendre visible leur revendication.
Dans leurs prises de parole, les forces vives reprochent principalement à la PCR des pratiques qu’elles qualifient d’harcèlement et de tracasserie routière. Elles estiment que ces contrôles, au lieu de contribuer à la sécurité, seraient devenus une source de blocage pour les usagers de la route et une cause de tensions au sein de la population.
Au-delà du démontage matériel, le message politique et citoyen est clair : la société civile affirme ne plus vouloir tolérer ce qu’elle considère comme des abus, et demande des changements immédiats au niveau du commandement.
Le départ du commandant PCR local figure ainsi au cœur des revendications, comme condition pour apaiser le climat social et restaurer la confiance entre la population et les services en charge de la sécurité.
En démontant deux postes de contrôle et en déposant des éléments de signalisation devant l’autorité territoriale, la société civile de Mahagi envoie un signal fort à la PCR et à l’administration locale. Cette mobilisation met en lumière les tensions persistantes autour des contrôles routiers et des rapports entre les forces de sécurité et les citoyens.
Dieumerci Basimaki de puis Komanda