Dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, la situation sécuritaire demeure extrêmement préoccupante. Des rebelles ougandais des ADF-Nalu continuent leurs incursion meurtrières et la population signale une recrudescence des violences visant les civils, particulièrement dans les zones de la chefferie de Babila Babombi.
Selon des informations recueillies sur place, le vendredi 04 septembre, des civils ont encore été victimes d’attaques, deux personnes auraient été tuées à Biamu, toutes jeunes habitant Biakato Centre.
Par ailleurs, le même vendredi, les autorités rapportent une autre découverte macabre de quatre corps à Amani, dans un état de putréfaction. Ces victimes seraient liées à l’attaque du vendredi 28 septembre, ce qui contribue à alourdir progressivement le bilan des pertes humaines dans la zone.
Des sources locales, notamment confirmées Ram’s Malikidogo, coordonnateur de l’APDEF (Association pour la promotion et défense des enfants et femmes vulnérables), soulignent également la libre circulation de l’ennemi.
Face à cette crise sécuritaire, plusieurs actions sont jugées urgentes afin de limiter les effets sur les victimes et d’établir clairement les responsabilités.
-Mener une offensive contre l’ennemi afin de stopper les attaques qui ne cessent d’inquiéter la population.
-Procéder à l’enterrement des corps retrouvés dans les zones touchées. Mettre en place une enquête indépendante pour identifier les véritables auteurs de ces crimes et clarifier les circonstances des attaques.
-Assurer l’assistance à la population déplacée via le gouvernement, les ONG, ainsi que l’encadrement des enfants orphelins résultant de cette crise.
En définitive, la multiplication des morts et la découverte tardive de plusieurs corps témoignent d’une dynamique de violence persistante dans le territoire de Mambasa. Il devient donc impératif d’agir rapidement pour renforcer la riposte sécuritaire, prendre en charge les victimes, organiser une enquête crédible et mobiliser une assistance humanitaire coordonnée afin de protéger les populations et réduire la souffrance dans les zones affectées.
Dieumerci Basimaki, depuis Komanda