novembre 4, 2026

À Mambasa, la peur ne se limite plus aux questions de sécurité. Elle gagne désormais les champs, les carrières et les esprits. Dans une région déjà fragilisée par la présence des groupes armés, la situation devient de plus en plus préoccupante. Elle pousse des familles à quitter leurs habitations et des travailleurs à abandonner leurs sources de revenus.


Depuis plusieurs mois, l’insécurité progresse et installe un climat durable de menace. Les habitants dénoncent notamment l’activité des ADF-Nalu, accusés de semer la terreur dans les villages. Mais au-delà des attaques et des déplacements forcés, un autre problème prend de l’ampleur : les carrières, essentielles pour l’emploi et l’économie locale, sont elles aussi touchées.


Selon des témoignages, des zones autrefois importantes pour l’approvisionnement et la survie des ménages subissent désormais des perturbations. Pangoyi est frappé, Tépé ne ravitaille plus comme avant, Pakwa n’est plus épargné, et Babila Babombi traverse une période de grande difficulté. D’autres entités, comme Biondo où les habitants commencent à quitter les carrières et MakodiSala vivant sous menace permanente, voient leur quotidien basculer dans l’urgence.


Dans un tel contexte, les conséquences deviennent directes : des familles abandonnent leurs domiciles, les parents quittent leurs champs, et les jeunes fuient leur travail non par choix, mais pour survivre.


Par ailleurs, une grande partie de la population se concentre désormais à Mambasa-Centre, dans l’espoir d’y trouver un minimum de sécurité. Pourtant, la question demeure, et elle inquiète : jusqu’à quand ? Si les axes de ravitaillement continuent d’être perturbés, l’accès aux vivres et la stabilité économique risquent de devenir des défis majeurs.


Le danger n’est donc pas seulement humain : il est aussi économique. La région pourrait basculer vers une crise économique, faute de production, d’activité et de circulation des biens. C’est dans ce cadre que Papy Kalala fait entendre un message fort, appelant à passer du langage aux actes.


Face à la gravité de la situation, l’appel reste clair : Mambasa ne peut plus continuer à vivre dans l’incertitude. La protection des populations et la restauration de l’ordre ne doivent plus être de simples promesses, mais une priorité immédiate.


Pour conclure, Papy Kalala lance un avertissement et un appel solennel, en ces termes.


« Jeune conscient, je voulais que vous puissiez relayer ma voix. Je parle comme un fils de Mambasa, pas comme un politicien. Aujourd’hui, nous ne sommes pas seulement menacés : nous voyons notre économie s’effondrer.
Les familles quittent leurs maisons, les parents abandonnent leurs champs, et les jeunes fuient le travail pour sauver leur vie. Si on continue comme ça, Mambasa risque une crise économique grave, et ce sera pire demain.


« Je lance un appel à nos députés, à nos autorités, aux leaders des jeunes, à la société civile et à toutes les forces vives : le temps des discours est terminé. Il faut une protection réelle et urgente.
Mambasa est notre maison commune. Si nous ne la défendons pas aujourd’hui, demain il sera peut-être trop tard».


Le déplacement de plusieurs personnes dont la majorité des agriculteurs à occasion la hausse de prix des produits de premières nécessités dans plusieurs marchés locaux. Des sources indépendantes dans la région appellent les autorités ayant la sécurité dans leurs attributions à restaurer la paix dans des agglomérations secouées par l’insécurité grandissante des rebelles ADf.


Dieumerci Basimaki depuis Komanda

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