La rentrée scolaire 2026-2027 fixée ce lundi 1er septembre par le gouvernement congolais à travers le ministère de l’Eduction nationale et nouvelle citoyenneté ( EDU-NC)a connu un démarrage timide dans la ville d’Isiro, chef-lieu de la province du Haut-Uélé.
Après une ronde effectuée par notre rédaction dans plusieurs écoles de la place. Les enseignants ont répondu présents et se sont présentés dans leurs établissements respectifs conformément aux instructions de leurs chefs d’établissements pour ce premier jour, les salles de classe sont restées presque vides. Un effectif très réduit d’élèves a été observé.
Interrogé par AigleNews.net, un chef d’établissement de la ville, Jean Pierre Sungufue, s’est dit étonné par cette absence massive. Selon lui, la principale cause serait la psychose et la peur persistante liée à la maladie à virus Ebola qui continue de susciter une crainte généralisée au sein des parents d’élèves à Isiro et ses environs.
Face à cette situation inquiétante, les responsables d’écoles lancent un appel à la mobilisation. Le directeur de l’école Maman Emo 1, Jean-Pierre Sungufue et la directrice de l’EP Mendambo 1, Mengo Tamuzina Jeannette, appellent les parents et toute la communauté à se ressaisir et à envoyer massivement les enfants à l’école, car l’éducation ne doit pas s’arrêter malgré l’épidémie.
Il faut signaler que des efforts sont visibles sur le terrain. Des dispositifs de lavage des mains ont été installés à l’entrée de chaque école visitée, avec du savon et du chlore, pour limiter la propagation de la maladie à virus Ebola et rassurer les parents.
Toutefois, les acteurs de l’éducation interpellent le gouvernement congolais, à travers le ministère de la Santé, à renforcer les mesures barrières. Ils plaident pour la dotation de chaque structure scolaire en dispositifs médicaux supplémentaires, tels que des thermo-flashs, des gels hydroalcooliques et des cache-nez, afin de prévenir tout danger qui guette la vie des élèves et des enseignants.
Jérémie Gérôme