novembre 4, 2026

La situation sécuritaire dans le territoire de Fizi, en province du Sud-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo, demeure extrêmement préoccupante. Elle est marquée par des attaques récurrentes de drones attribuées aux rebelles de l’AFC/M23.


Selon l’administrateur du territoire de Fizi, Samy Kalonji Badibanga, de nouvelles frappes ont visé, dans la matinée du vendredi 3 juillet 2026, l’agglomération de Mulima et ses environs, dans le groupement de Basilocha, secteur de Tanganyika, sur les hauts plateaux de Minembwe.


D’après les premières estimations communiquées par l’autorité territoriale, ces bombardements ont fait plusieurs morts parmi les civils et causé d’importants dégâts matériels.


« Nous regrettons la perte de vies humaines, principalement parmi les populations civiles du village de Mulima, victimes de frappes de drones attribuées à l’AFC/M23. Le bilan fait état de femmes, d’hommes, d’enfants et de bétail tués. Des structures sanitaires et scolaires ont également été détruites », a déclaré Samy Kalonji Badibanga.


L’administrateur du territoire précise que parmi les victimes figurent des élèves, des personnes déplacées par les conflits ainsi que des membres du personnel humanitaire.


« De nombreux enfants présents à la cérémonie de proclamation des résultats scolaires à Mulima-Kanguli et dans les localités voisines ont péri lors de ces frappes. Au moins 18 personnes déplacées internes ont également perdu la vie, tandis que plusieurs agents humanitaires ont été blessés dans les hauts et moyens plateaux de Fizi », a-t-il ajouté.


L’autorité territoriale fait également état d’un déplacement massif des populations vers des zones jugées plus sûres, notamment Fizi-Centre, Baraka, Kananda, Mukera, Kichula et Rumanya.


Par ailleurs, Samy Kalonji Badibanga dénonce ce qu’il qualifie de violations répétées du territoire congolais.


« Le territoire de Fizi condamne avec la plus grande fermeté les violations récurrentes du territoire national par des aéronefs de combat rwandais, ainsi que l’exploitation illicite de l’or et l’abattage du bois rouge dans la chaîne des montagnes de Mitumba », a-t-il déclaré.


Face à cette situation, l’administrateur appelle la communauté internationale à réagir.


« Nous demandons à la communauté internationale d’accorder toute l’attention requise à la situation qui prévaut dans le territoire de Fizi. Elle doit mettre fin à toute complaisance, condamner ces attaques et exiger le retrait des forces étrangères du territoire congolais », a-t-il insisté.


Sur le terrain, les habitants du territoire de Fizi continuent de vivre dans la peur et l’incertitude, entre bombardements, pertes humaines et déplacements forcés.


Alphani Byaômbe Alidor

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