novembre 2, 2026

Le président de la société civile de la chefferie des Bahema Banywagi, Florimond Banga, tire la sonnette d’alarme sur les difficultés de prise en charge des malades d’Ebola dans la zone de santé de Tchomia, en territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri.

Face à l’apparition de cas positifs dans cette zone, il déplore non seulement l’absence d’un centre de traitement, mais aussi le fait que la zone de santé de Tchomia ne figure pas parmi celles retenues pour bénéficier de l’essai clinique portant sur deux molécules destinées au traitement de la maladie à virus Ebola, souche Bundibugyo.


S’exprimant devant la presse, Florimond Banga indique que les médicaments destinés au traitement des patients atteints d’Ebola ne sont actuellement disponibles que dans un centre spécialisé de Bunia, où est administré le traitement expérimental. Selon lui, l’exclusion de Tchomia de cet essai clinique prive les malades d’un accès rapide à ces nouvelles options thérapeutiques et complique davantage leur prise en charge, les obligeant à être transférés vers Bunia.


Le responsable de la société civile affirme que la zone de santé de Tchomia enregistre déjà des cas positifs d’Ebola. Il souligne également que cette entité constitue un important carrefour commercial, notamment pour le commerce du poisson, accueillant quotidiennement des personnes en provenance de plusieurs localités, ce qui accroît le risque de propagation de la maladie. À ses yeux, cette réalité justifie pleinement l’intégration de Tchomia parmi les zones bénéficiant des dispositifs de riposte renforcée, y compris de l’essai clinique en cours.


Face à cette situation, Florimond Banga appelle les autorités sanitaires et provinciales, ainsi que les partenaires engagés dans la riposte contre Ebola, à doter rapidement Tchomia d’un centre de traitement et des autres infrastructures sanitaires nécessaires. Il plaide également pour que la zone de santé soit intégrée à l’essai clinique des deux molécules contre la maladie à virus Ebola, souche Bundibugyo, afin d’améliorer la prise en charge des patients et de renforcer la protection de la population.


Michaël PIZUNGA

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