Les prestataires engagés dans la riposte contre la maladie à virus Ebola dans la zone de santé rurale de Tchomia, en Ituri, alertent sur le non-paiement de trois mois de leurs primes.
Dans un mémorandum adressé au ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention sociale, ces agents, issus de plusieurs catégories professionnelles, indiquent avoir travaillé dans le cadre de la riposte depuis le début de l’épidémie.
Médecins, infirmiers, techniciens de laboratoire, gestionnaires des données, hygiénistes, chauffeurs, relais communautaires et autres prestataires disent avoir continué à assurer leurs activités malgré les difficultés rencontrées.
Selon eux, cette situation financière risque d’affecter la motivation et la disponibilité des personnels, mais également la continuité des activités de riposte dans la zone de santé de Tchomia, située à la frontière entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda.
Les signataires demandent notamment le paiement intégral des arriérés de rémunération, primes et indemnités dus aux prestataires ayant participé à la riposte. Ils accordent un délai de 72 heures à compter du 14 août pour trouver une solution à leurs revendications.
Les prestataires demandent également davantage de transparence dans la gestion des ressources destinées à leur rémunération ainsi que la mise en place d’un mécanisme permettant de suivre régulièrement les paiements.
Dans leur mémorandum, les agents précisent que leur démarche vise aussi à prévenir une éventuelle interruption ou diminution des activités de riposte. Ils privilégient toutefois le dialogue et la concertation avec les autorités et les partenaires impliqués afin de parvenir à une solution urgente et durable.
Michaël Pizunga depuis Tchomia