Face aux préoccupations croissantes liées à la dégradation de l’environnement dans le territoire d’Aru, en province de l’Ituri, Seth Benedito Djurua appelle à une approche scientifique et responsable de la gestion des plantations d’eucalyptus. Selon lui, il est essentiel d’éviter les jugements hâtifs faisant de cet arbre le seul responsable des déséquilibres écologiques, alors que plusieurs facteurs, notamment les feux de brousse, la déforestation, les pratiques agricoles et les effets du changement climatique, contribuent également à cette situation.
Dans son analyse, faîte à l’un des membres de Aiglenews.net, ce Lundi 27 Juillet 2026, il rappelle que l’eucalyptus, originaire d’Australie, possède de nombreux atouts économiques et médicinaux. Cultivé pour la production de bois de chauffe, de charbon, de poteaux et d’huiles essentielles, il constitue une source de revenus pour de nombreuses familles. Ses feuilles renferment notamment de d’eucalyptol, une substance reconnue pour ses propriétés dans le traitement de certaines affections respiratoires.
Toutefois, il souligne que les plantations intensives d’eucalyptus peuvent présenter des effets négatifs sur l’environnement lorsqu’elles ne sont pas correctement planifiées. La forte consommation d’eau de cette essence peut contribuer à l’assèchement de certains sols et points d’eau, tandis que les monocultures peuvent réduire la biodiversité.
En revanche, insiste-t-il, aucune preuve scientifique ne démontre que l’eucalyptus empêche directement les pluies ; il influence plutôt le bilan hydrique local, ce qui peut donner l’impression d’une diminution des précipitations.
Pour répondre à ces défis, Seth Benedito Djurua recommande une gestion durable des ressources naturelles reposant sur la diversification des plantations, la protection des sources d’eau, le développement de l’agroforesterie et la lutte contre les feux de brousse. Il encourage également la plantation d’espèces locales telles que l’iroko (Milicia excelsa), l’acajou africain (Khaya anthotheca), les Albizia, les Ficus et Markhamia lutea, afin de favoriser la restauration des écosystèmes et la conservation de la biodiversité.
En conclusion, Seth Benedito Djurua estime que l’eucalyptus ne doit pas être considéré comme un ennemi de l’environnement, mais comme une ressource qui exige une gestion rationnelle et écologique. Il plaide pour des décisions fondées sur des données scientifiques, associées à l’implication des communautés locales, afin de concilier développement économique, protection des ressources en eau et préservation durable de l’environnement dans le territoire d’Aru.
Cette version respecte le style d’un article de presse en attribuant clairement les analyses et les propositions à Seth Benedito Djurua.
Emmanuel FALA
0823710033