En territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, la première journée de « ville morte » décrétée par les acteurs des droits humains de la chefferie de Babila Babombi, a été observée à au moins 95% par la population.
Cette mobilisation intervient dans un contexte de recrudescence des attaques des rebelles ougandais des ADF, qui continuent d’endeuiller la population.
À ce stade, aucun dégât causé par la population n’a été signalé. Ram’s Malikidogo, coordonnateur de L’ APDEF à Mambasa, a félicité la population pour son engagement et son soutien à la recherche de la paix. Il a également lancé un appel à la population pour la continuité du mouvement.
Il a appelle la population à observer la seconde journée du mardi 4 août, afin de réclamer leurs droits vitales dont l’objectif est de maintenir la pression citoyenne et de pousser les autorités à agir concrètement pour la protection des habitants.
Face à la situation sécuritaire, Ram’s Malikidogo appelle les autorités compétentes à s’assurer de ce mouvementet surtout à renforcer les efforts afin d’apporter la paix dans le territoire de Mambasa. Il déplore, ces derniers temps, la multiplication de cas de paiement des taxes, pendant que les populations seraient victimes de violences et d’assassinats liés aux attaques des ADF.
La chefferie de Babila Babombià Mambasa a donc marqué, ce lundi d’août, une forte mobilisation populaire lors de la première journée de « ville morte », avec un respect estimé à 95%et sans dégâts imputés à la population. La population est désormais invitée à poursuivre l’élan ce mardi 4 août, tout en demandant aux autorités de garantir la paix et de protéger les droits vitaux des habitants face aux violences récurrentes des ADF.
Rappelons qu’environ 39 civils ont étés froidement tués en espace de huit jours dans des attaques attribuées aux rebelles d’Allied democratic forces (ADF) dans la chefferie des Babila- Babombi les semaines dernières, contraignant ainsi plusieurs personnes à trouver refuge dans des zones voisines supposées sécurisée facteur ayant occasionné l’arrêt de plusieurs activités socio-économiques dans cette partie du territoire de Mambasa.
Dieumerci Basimaki depuis Komanda