Le député provincial Patrick Andama Miteni, élu du territoire de Faradje, monte au créneau après les déclarations du ministre provincial Emmanuel Arama, porte-parole du gouvernement du Haut-Uélé, concernant l’incident impliquant des véhicules de la société Kibali sur la rivière Tanzi, entre Abinva et Makoro, dans le territoire de Faradje. Cette réaction intervient à la suite d’une conférence de presse tenue la semaine dernière, au cours de laquelle l’élu avait exprimé ses préoccupations face aux conséquences de cet incident sur les communautés locales.
Pour Patrick Andama, les propos tenus par le porte-parole du gouvernement provincial constituent une attitude qu’il juge préjudiciable aux intérêts de la population de Faradje. Il estime que les autorités provinciales doivent faire preuve de responsabilité et accorder une attention particulière aux préoccupations exprimées par les habitants touchés par cette situation. À ses yeux, la protection de la population et la transparence dans la communication officielle doivent primer.
L’élu de Faradje affirme que les inquiétudes de la population demeurent importantes, évoquant notamment la mort de poissons, les risques de pollution de l’eau et les éventuelles conséquences sur la santé des riverains. Face à ces préoccupations, il appelle à des vérifications techniques et sanitaires afin d’établir les faits, de déterminer l’ampleur des éventuels dégâts environnementaux et de prendre les mesures nécessaires pour protéger les communautés concernées.
Par ailleurs, Patrick Andama demande au ministre provincial Emmanuel Arama de respecter les préoccupations de la population et de présenter des excuses si ses déclarations ont porté atteinte à sa dignité. Il insiste sur la nécessité d’une prise en charge sérieuse des conséquences de l’incident, tout en appelant les autorités compétentes à faire toute la lumière sur les circonstances de cet événement survenu sur la rivière Tanzi.
Enfin, le député provincial interpelle la société Kibali afin qu’elle assume ses responsabilités et contribue à rétablir les droits de la communauté affectée, si les dommages évoqués sont établis. Il appelle à des mesures concrètes en faveur des populations concernées, notamment en matière de protection de l’environnement, de santé publique et de réparation des préjudices éventuels. L’évolution de ce dossier reste attendue par les habitants d’Abinva, de Makoro et des environs, qui souhaitent obtenir des réponses claires sur les conséquences de cet incident.
Rédaction AigleNews.net