Un mois après le lancement officiel de l’année scolaire 2026-2027, le tableau reste sombre dans le groupement Mwenye, en territoire de Lubero, au Nord-Kivu. Plusieurs établissements scolaires n’ont toujours pas rouvert leurs portes, sur fond d’insécurité persistante et de déplacements massifs de populations.
Le constat alarmant est rapporté par le Conseil local de la jeunesse de Mwenye. Selon cette structure citoyenne, la situation touche principalement les villages de Mausa, Lumba et Sijambale, situés dans la chefferie de Baswagha, une zone fortement secouée par les violences armées ces dernières semaines.
D’après les mêmes sources, plus de cinq établissements scolaires seraient concernés par cette fermeture prolongée. La cause principale évoquée est l’absence simultanée des enseignants et des élèves, qui ont fui leurs villages pour se mettre à l’abri dans des zones jugées plus sécurisées.
Cette paralysie de l’éducation fait craindre une année blanche pour des centaines d’enfants déjà vulnérables. Privés d’enseignement, ces élèves risquent de s’exposer à l’oisiveté, à l’enrôlement ou à l’exode, compromettant ainsi l’avenir de toute une génération dans cette partie du territoire.
Face à cette situation préoccupante, le Conseil Local de la Jeunesse de Mwenye lance un double appel. Il invite d’abord les parents à envoyer leurs enfants à l’école dès que les conditions minimales le permettent, et exhorte les enseignants à regagner leurs postes pour assurer la continuité pédagogique.
La structure plaide avec insistance auprès des autorités compétentes et des forces de sécurité pour le renforcement de la sécurité dans la chefferie de Baswagha. Pour le Conseil, seule la restauration de la paix permettra une reprise effective et durable des cours dans cette partie du territoire de Lubero.
Rédaction Aigle news.net