Dans le territoire de Faradje, province de Haut-uelé, des opérateurs économiques exigent des mesures urgentes contre l’insécurité. C’était lors d’une réunion d’urgence tenue le 25 août dernier et consacrée à la situation sécuritaire qui prévaut dans plusieurs centres de négoce.
Les opérateurs économiques se disent particulièrement préoccupés par la recrudescence des actes d’insécurité, notamment les cambriolages répétés signalés à Abinva et Tadu. Ils veulent la concrétisation des décisions prises durant cette réunion qui doivent être prises en considération par les autorités à ce jour.
À l’issue de cette rencontre passée la Synergie déplore l’insuffisance des mesures de protection et d’intervention en faveur des opérateurs économiques, pourtant considérés comme des partenaires directs de l’État et des acteurs importants de l’économie locale. Elle estime que l’insécurité actuelle menace à la fois les vies humaines, les biens, les commerces et les investissements.
Parmi les principales demandes formulées à l’administrateur du territoire figure la réorganisation du dispositif sécuritaire, avec une autonomie de la gestion opérationnelle des FARDC dans le territoire de Faradje, notamment pour la partie sud actuellement rattachée au commandement militaire de Watsa. Les opérateurs économiques sollicitent également la mutation du Colonel des FARDC du territoire de Watsa dans le cadre de cette réorganisation.
La Synergie exige également la suppression de toutes les barrières illégales érigées sur l’ensemble du territoire de Faradje. Elle demande que cette opération soit menée par les autorités légalement compétentes, conformément aux lois et règlements en vigueur, estimant que certaines barrières entravent la libre circulation des personnes et des biens ainsi que les activités économiques.
Enfin, les opérateurs économiques demandent aux autorités provinciales et nationales de prendre des mesures concrètes et vérifiables pour rétablir durablement la sécurité. En cas de persistance de l’insécurité et d’absence de réponses concrètes, ils envisagent des actions citoyennes pacifiques et légales, notamment une journée de ville morte sur l’ensemble du territoire ainsi que des actions de protestation liées à la fiscalité.
Rédaction
AigleNews.net